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Transition écologique des quartiers populaires, il est temps de passer un cap

Publié le vendredi 3 février 2017

J’ai la conviction profonde, depuis longtemps, que l’écologie doit être un vecteur puissant de transformation de notre territoire et d’amélioration de la qualité de vie de nos quartiers populaires et de leurs habitants.

Alors que la transition écologique s’est imposée ces derniers mois dans le débat public, notamment grâce aux propositions de Benoit Hamon, la question d’un développement durable de nos banlieues est plus que jamais posée.

La Seine-Saint-Denis doit être le laboratoire métropolitain d’une écologie qui profite à tous

La Seine-Saint-Saint-Denis doit être une terre de conquête de l’écologie urbaine. Car sa transformation, son dynamisme et ses projets d’avenir doivent être mis au service d’un développement durable du territoire : pôles gare du Grand Paris des transports, candidature de Paris 2024 etc. Cela permet de fixer un nouvel horizon du progrès social pour nos quartiers populaires pour leur transformation et de réparation d’un certain nombre de déséquilibre territoriaux : et ce dans de nombreux domaines – mobilités durables, habitat, économie d’énergie, économie vertes et filières responsables etc.

Le Département engagé dans l’élaboration d’une dynamique territoriale forte

Le Département se mobilise fortement pour passer un nouveau cap en matière de transition écologique en rassemblant l’ensemble des acteurs et des projets. Deux COPIL des acteurs locaux ont été organisés en 2016 et un « Appel pour la transition écologique des quartiers populaires » a été signé  par 21 communes et EPT. Nous avons consacré jeudi dernier un débat des Heures innovantes sur ce sujet. Il s’engagera aussi avant l’été après l’adoption du Plan mobilités durables et du Plan « A vos parcs » dans de nouvelles actions mobilisant l’ensemble de ses politiques publiques.

Faire des mobilités durable un axe fort du développement durable de nos villes et de nos quartiers

Il faut en particulier renforcer l’accès aux mobilités durables, car c’est répondre à une problématique forte pour nos habitants qui sont encore souvent trop loin des transports publics ou des solutions de mobilités douces. Cela suppose de produire des aménagements qui permettent de transformer le cadre de vie et de réduire l’impacte de la pollution sur la santé de tous. Cela exige de produire des projets urbains exemplaires à l’instar de l’engagement du Département dans le projet urbain de Dugny-le Bourget et la Courneuve, ou dans la requalification complète de la RN2 grâce au « Plan mobilités durables  ». Ce sera, je le souhaite dans les prochaines années, engager la transformation des 58 kilomètres d’autoroute du territoire en boulevard urbain ou en ouvrages enterrés.

Généraliser habitat durable, nouvelle frontière du progrès social en Seine-Saint-Denis

On estime que ¾ des logements de Seine-Saint-Denis sont des passoires énergétique. Bâtis avant 1975, c’est-à-dire avant la 1ère règlementation en matière d’isolation thermique, soit 460 000 logement individuels et micro collectifs sur le territoire qui nécessitent des travaux de rénovation énergétique, alors que nous n’en rénovons que quelques milliers par an. Cette situation a un coût, social mais aussi sanitaire. La précarité énergétique pèse sur le pouvoir d’achat de nos habitants, mais pose aussi des problèmes sanitaires. C’est pourquoi nous devons nous engager vers une rénovation énergétique massive des logements en Seine-Saint-Denis.

La réussite de la transition écologique et énergétique tiendra dans la capacité de notre pays à changer de braquet et à étendre et massifier des expériences locales réussies mais en encore insuffisantes. Cette question doit donc être au cœur du projet de société que nous portons pour la France, également car elle nous permet de proposer à nos concitoyens de nouveaux modes de « faire ensemble » pour le bien commun.