Petite enfance : le Département investit pour accueillir plus et mieux

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En Seine-Saint-Denis, département le plus jeune de France, la petite enfance est une priorité bien qu’elle ne fasse pas partie des compétences obligatoires de la collectivité.

Le Département gère 55 crèches départementales, 117 centres de PMI et 121 centres de planification familiale.

Développer et diversifier les modes d’accueil, rénover et améliorer les conditions d’accueil dans nos crèches et PMI, former les assistants maternels : telles sont les ambitions que porte le Département avec son Plan Petite Enfance et Parentalité de 80 millions euros d’investissement.

Ce plan va permettre d’augmenter le nombre de places en développant à la fois des systèmes de garde classiques et des systèmes plus innovants : plus de places en crèches et le développement des Maison d’Assistants Maternels.

Le Département compte près de 6 000 assistants maternels, mais certains ne peuvent pas accueillir d’enfant du fait de leur logement inadapté.

Les Maison d’Assistants Maternels (MAM) sont une réponse possible pour les aider à accueillir des enfants en dehors de leur domicile. Cette solution a l’avantage de permettre aux assistants maternels de travailler en équipe et de dynamiser certains pieds d’immeuble, donc la vie de quartier.

Cette solution nécessite des locaux disponibles et adaptés. Dans ce but, le Département et la CAF ont organisé, hier, une réunion réunissant les différents acteurs : villes, bailleurs, CAF et Département. A cette occasion, le Département a présenté son guide des MAM, édité avec la CAF et a mis en relation les bailleurs et les porteurs de projets, pour faciliter la création de nouvelles MAM. Le Département compte actuellement 15 MAM et 40 projets sont en cours.

Ce plan prévoit aussi une série de subvention d’investissement à la création de place en crèche, de rénover et moderniser le patrimoine immobilier du département en matière d’accueil du jeune enfant et des familles.

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Crèches : défaite de la droite dans son offensive judiciaire contre le Département

Le tribunal administratif de Montreuil a débouté aujourd’hui la ville de Bobigny, c’est une première réponse à l’offensive judiciaire de la droite du département au sujet des crèches.

La droite départementale doit cesser de mener ses combats politiques à travers la justice. Elle avait déjà tenté de faire obstruction au nouveau « chèque réussite » par une succession de recours perdus les uns après les autres qui n’ont eu comme unique conséquence de retarder la distribution de ce chèque de 200 euros aux familles.

Je tiens à rappeler que contrairement à la désinformation démagogique de la droite départementale, le Département, qui respecte ses engagements conventionnels, continue par ailleurs de soutenir massivement l’accueil de la petite enfance : dans le cadre de son plan petite enfance et parentalité d’un montant de 80 millions d’euros, il a ainsi fortement augmenté son soutien aux investissements à toutes les villes qui choisissent de créer de nouvelles places d’accueil.

Il convient enfin de rappeler que les tarifs appliqués aux familles ne seront pas impactés car ils sont strictement encadrés par les conventions de la CAF.

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Discours de nomination de Pierre Joxe en tant que Médiateur du Département

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Monsieur le Médiateur, Cher Pierre,

Mesdames et Messieurs les conseillers départementaux,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs les agents du Département,

Mesdames, Messieurs,

Quelle fierté !

Quelle fierté, en ce jour si symbolique du 10 mai, de nommer Pierre Joxe,

nouveau médiateur du Département.

Je veux d’abord remercier ceux qui ont dessiné les premiers contours de la médiature départementale mise en place en 2009 par Claude Bartolone. Pierre Berton comme médiateur et Gérard Cosimi comme médiateur délégué ont permis d’installer la médiature comme un outil de dialogue et d’écoute entre le service public départemental et les citoyens. Je souhaite en votre nom à tous les remercier chaleureusement. Et dire les encouragements de Pierre Berton que j’avais hier encore au téléphone qui m’a dit lui aussi l’honneur et la fierté qu’il éprouvait de voir Pierre Joxe lui succéder.

Je tenais aussi à adresser des remerciements appuyés à Djamila Koulal qui assure avec un grand professionnalisme la continuité du travail et permet aussi chaque jour d’orienter les usagers du service public et de rapprocher notre administration des habitants. Djamila Koulal accueille aujourd’hui un nouveau Médiateur, elle te sera, cher Pierre, et je sais que tu partages ce point de vue, d’une aide précieuse.

Mes remerciements se tournent évidemment vers Pierre Joxe qui a accepté cette fonction, avec beaucoup d’humilité, après de longues réflexions et à titre bénévole. Je sais que c’est un engagement militant pour lui. Je veux le remercier de croire en ce Département.

Car lui, comme moi, croyons qu’ici se construit la France de demain, une France solidaire, innovante, métissée. Une France qui fait de l’égalité son cheval de bataille.

Ton engagement, Pierre, c’est celui de la Gauche bien sûr, c’est le combat pour cette passion française, cette belle valeur républicaine de l’égalité qui a guidé ton parcours politique et professionnel. Tu portes avec force tes convictions d’homme de progrès, qui a toujours mené bataille pour la protection des plus fragiles et pour plus d’égalité, que ce soit comme Ministre de l’Intérieur, comme Président de la Cour des Comptes ou comme membre du Conseil constitutionnel, pour ne citer que quelques unes de tes fonctions. En défendant depuis 2010 les mineurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire à Paris, et en choisissant aujourd’hui de rejoindre le Département de la Seine-Saint-Denis pour accompagner ceux qui en ont le plus besoin, tu nous rappelles à notre devoir de responsabilité politique.

A la tête du Département de la Seine-Saint- Denis, le département le plus jeune mais aussi le plus pauvre de France, la qualité du service public doit être ma préoccupation quotidienne. Avec Pierre Joxe, je suis certain que les habitants de la Seine St Denis, les usagers du service public, les agents départementaux aussi, auront un grand défenseur de leurs droits.

Ces droits sont bien souvent garantis par le service public. Par les effets de la décentralisation- mais il faut aussi le dire, de certains désengagements de l’Etat – aujourd’hui, le service public local joue un rôle déterminant. Les compétences sociales font du département LA collectivité des Droits pour tous. J’en veux pour preuve : notre formidable réseau de PMI, notre intervention auprès des personnes handicapées, notre politique d’insertion, nos actions pour les personnes âgées…mais aussi au delà de nos compétences obligatoires, notre politique éducative, culturelle ou sportive, nos crèches départementales.

Ce que nous défendons ici, en Seine-Saint- Denis, c’est le droit pour chacun, quelles que soient ses origines sociales, culturelles, géographiques, de maîtriser son destin. Nous souhaitons ouvrir le champ des possibles pour tous.

Récemment, et permettez moi cette remarque, j’entendais Pierre Joxe en appeler à la Gauche vivante. Je crois qu’elle est un peu ici la gauche vivante, la société mobilisée qui agit, invente, construit chaque jour les solutions pour faire reculer les inégalités. Mon cher Pierre, avec toi, nous ouvrons aujourd’hui une nouvelle page de la Médiature départementale. Je souhaite qu’elle amène toujours plus d’innovation et plus d’égalité pour les habitants de la Seine St Denis. Plus d’innovation, ce n’est pas pour « faire joli », pour « faire moderne ». La qualité du service public, c’est aussi la condition de sa survie.

La qualité, c’est un combat de tous les jours, pour les agents qui le font vivre d’abord. Mais aussi pour tous les amoureux de l’Etat providence, de la République sociale. Car la crise économique, sociale, environnementale s’abat sur les plus démunis et fragilise tous les autres. Des missions locales à la MDPH en passant évidemment par les services sociaux ou les PMI, les agents qui font vivre les solidarités en ressentent chaque jour les conséquences.

Pourtant, il est de notre responsabilité de trouver les voies et moyens de faire mieux, parfois avec moins, d’assurer la qualité de l’accueil, du service rendu, la proximité des politiques mises en œuvre.

Notre collectivité innove déjà dans ses politiques sociales notamment. Je peux citer pour exemple la réponse dite « multicanale » qui facilite l’accès des usagers avec le centre d’appels pour les prestations pour les personnes âgées et handicapées ou la plateforme de consultation en ligne qui a vocation à se développer. Le développement de numérique constitue aussi une formidable opportunité. Avec le nouveau Conseil départemental du numérique, nous avons souhaité aller plus loin. Je pense aussi à notre travail avec Emmaus connect.

L’innovation sociale c’est aussi favoriser la participation des usagers à l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques qui les concernent. Les conseils des ainés pour les politiques en faveur des séniors ou les conseils citoyens en matière de politique de la ville sont des nouveaux outils que nous devons développer.

Permettez-moi d’insister sur l’importance de cette participation citoyenne ici, en Seine-Saint- Denis. Alors que les taux d’abstention battent des records, que la défiance s’installe avec insistance dans les quartiers populaires, le service public local constitue souvent le dernier rempart contre l’isolement et le repli. L’échelon local est aussi celui où les citoyens ont encore le sentiment de pouvoir agir.

La relation de confiance, elle se crée dans une salle d’attente de PMI, à l’accueil d’une maison des solidarités, lors d’une mesure éducative mais aussi dans le dialogue instauré entre un artiste et un collégien lors d’un parcours culturel…Elle se crée à chaque instant. Elle est une victoire pour le fonctionnaire du service public, pour ici ce parent, là cet adolescent. Mais aussi pour toute la société dont la cohésion sociale dépend de cette relation de confiance. Permettre de construire cette confiance par le dialogue et l’écoute, c’est une mission essentielle du service public. La médiature doit y prendre une part importante.

Plus d’innovation donc mais aussi plus d’égalité. Car, tu le sais Pierre, la Seine-Saint- Denis a soif d’égalité. Nous ne comptons pas laisser les habitants de ce coin de France sur le bord du chemin. Notre territoire regorge de potentialités. Il accueille de grandes entreprises, des évènements internationaux, sa jeunesse en fait un territoire plein d’énergie et de créativité. Son tissu culturel et associatif est unique. Les professionnels s’y engagent avec conviction et volontarisme. Cette richesse doit permettre à chacun de trouver son chemin, libéré des déterminismes sociaux.

Mais les inégalités territoriales sont encore trop fortes et les « mécano » institutionnels qui se mettent en place sont loin d’être satisfaisants, pire, ils font perdurer les égoïsmes locaux. Quand aux collectivités, elles ont montré qu’elles savaient construire des politiques publiques de solidarité fortes, mais elles ont souvent aujourd’hui des capacités financières amoindries.
Pourtant, la Seine-Saint- Denis, loin des clichés qu’on cherche encore à lui imposer, affronte ses difficultés, se transforme. Mais dans les quartiers populaires plus que dans d’autres territoires, cette vitalité incroyable a besoin pour se libérer que la République assure l’égalité réelle.

Je suis certain que Pierre Joxe portera, haut et fort, avec nous, ce message. Au delà du symbole que peut constituer la nomination d’une personnalité telle que Pierre Joxe, je sais que la Médiature va s’en trouver renforcée. Pierre Joxe va exercer ses fonctions de médiateur avec rigueur et professionnalisme. Je souhaite qu’il apporte sa pierre à notre volonté d’améliorer nos politiques publiques. Je suis certain que tu as hâte de te mettre au travail, avec ton équipe.

De nombreux agents départementaux sont venus aujourd’hui te saluer. Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour les remercier de la qualité du travail qu’ils exercent.

Longue vie au service public donc et à la médiature départementale !

Je vous remercie et te laisse la parole. A toi cher Pierre.

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Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition : assumer notre passé, se tourner vers l’avenir

Esclavage

Depuis la signature du décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises le 27 avril 1848 jusqu’à l’inauguration du « Mémorial Acte » en Guadeloupe, la France s’honore quand elle fait le choix d’affronter l’une des blessures de son passé, l’esclavage. Cette journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition est d’ailleurs l’occasion de célébrer les 15 ans de l’adoption de la loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, portée par Christiane Taubira. Dans la continuité de cette loi, le Ministère de l’Education nationale a souhaité que les programmes scolaires au Collège ainsi que les programmes de recherches en Histoire accordent à la traite négrière et à l’esclavage, la place conséquente qu’ils méritent.

La transmission de l’Histoire de notre pays aux jeunes générations, qu’il s’agisse de ses aspects les plus rayonnants comme les plus sombres, est essentielle : assumer notre passé nous permet de nous tourner vers l’avenir, de réconcilier les mémoires, de ne pas créer de tabou ou d’omerta risquant de diviser la société. La mémoire constitue notre bien commun ; il importe de n’en occulter aucune facette. Sereinement. Le devoir de mémoire repose sur le travail des historiens, sur des cérémonies et des lois mémorielles, mais aussi sur la pédagogie et la culture. C’est pourquoi je salue la décision du chef de l’Etat de s’engager en faveur de la création, d’ici la fin de l’année, d’une fondation dédiée à la mémoire de l’esclavage en métropole.

Lorsque Jacques Chirac a pris la décision en 2006 d’instaurer une « Journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de l’abolition » le 10 mai, il a ouvert la voie. Mais pour que la France reste la « patrie des droits de l’Homme », il lui faut désormais perpétuer son combat en faveur de l’égalité réelle, car les discriminations et le racisme n’ont pas pour autant disparu.

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L’invité de RFI ce mardi matin

 « Pour gagner et exercer durablement les responsabilités, la gauche doit chercher en permanence le rassemblement »

Par Frédéric Rivière
Diffusion : mardi 10 mai 2016

J’étais ce mardi l’invité du matin de RFI pour évoquer la nomination de Pierre Joxe comme nouveau médiateur de la Seine-Saint-Denis, le nouveau plan de lutte contre le jihadisme, le probable recours au 49.3 pour faire adopter la loi travail :


Stephane Troussel (Seine-Saint-Denis): «Pour… par rfi

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