Lutte contre le SIDA : de la Seine-Saint-Denis à Durban, poursuivre nos efforts.

Alors que s’est ouverte la 21ème conférence internationale de lutte contre le SIDA à Durban, en Afrique du Sud, il est essentiel de rappeler que chaque année, le VIH contamine encore plus de 2 millions d’adultes dans le monde.

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La Seine-Saint-Denis, deuxième département de France métropolitaine le plus touché par l’épidémie, porte une démarche volontaire de lutte contre le SIDA. Information, prévention, dépistage… les équipes du Conseil départemental mènent chaque jour le combat contre le SIDA dans notre centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) inauguré en juin 2016, dans nos centres départementaux de prévention santé (CDPS), et en se déplaçant pour agir au plus près des besoins des habitants.

Pour aller plus loin, j’ai lancé l’objectif « Seine-Saint-Denis sans SIDA » à l’instar de la démarche mise en place à Paris, avec France Lert, épidémiologiste, à qui j’ai confié une mission en ce sens. Accompagnée des professionnels et associatifs de la Seine-Saint-Denis, elle me remettra en novembre un rapport permettant d’orienter notre mobilisation vers l’objectif de l’ONUSIDA, « 90-90-90 », qui signifie que 90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique, que 90% des personnes connaissant leur séropositivité reçoivent des traitements antirétroviraux, et que 90% des personnes sous traitements antirétroviraux ont une charge virale indétectable.

Nous nous dirigeons ainsi vers l’objectif mondial de disparition de l’épidémie de sida.

A Durban, il est donc vital que les principaux pays donneurs du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, poursuivent leur engagement, malgré la réduction de leur contribution. De nombreuses organisations ont d’ores et déjà fait part de leur inquiétude quant à une baisse inédite du financement de la recherche sur le SIDA, alors même qu’une résurgence de l’épidémie demeure possible.

L’accès aux traitements doit être amplifié : les inégalités en matière d’accès aux soins entre pays mais aussi au sein des territoires pauvres et riches perdurent.

Les années précédentes nous ont démontré qu’avec des moyens et une volonté politique forte, des progrès colossaux sont possibles. Si ces conditions sont réunies, alors nous pourrons enfin affirmer que la bataille contre le SIDA peut être gagnée.

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Nice, 14 juillet 2016. Debout, de nouveau, ensemble, face à cet acte lâche et atroce

Ce 14 juillet 2016 devait être, comme chaque année, celui de la célébration de la fête nationale. Mais l’horreur a de nouveau frappé à Nice cette fois, et c’est toute la France qui est endeuillée, sidérée par tant de violences à laquelle il n’est indiscutablement pas possible de s’habituer. Je condamne cet acte lâche et atroce, et réitère mon soutien et mes pensées aux victimes et à leurs proches.

Face à la multiplication des attentats qui touchent tant la France que le monde – récemment la Belgique, la Tunisie, les Etats-Unis, l’Irak, le Mali ou encore la Turquie ont été frappés – la résignation ne peut être une option, pas plus que la stigmatisation. La menace permanente appelle à une vigilance de tous les instants : il nous faut continuer à vivre tout en ayant conscience du défi que la France doit relever en matière de sécurité et de protection de ses concitoyens.

Face à l’horreur qui nous frappe de nouveau, il nous faut continuer d’agir et montrer que nous sommes plus forts ensemble. Nous avons en France et tout particulièrement en Seine-Saint-Denis, qu’elles que soient nos origines et nos convictions philosophiques, politiques ou religieuses, des ressources et des valeurs, celles de liberté, d’égalité et de fraternité, ainsi qu’un attachement sans faille à la démocratie qui nous permettra de triompher de l’obscurantisme et de la division, de la tentation du repli sur soi que des fanatiques tentent d’installer dans notre pays. Debout, ensemble, nous ne cèderons pas.

Dessin d'une lectrice du journal Le Monde

Dessin d’une lectrice du journal Le Monde

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In Seine-Saint-Denis : la marque des talents de notre Département

Nous, acteurs engagés de la Seine-Saint-Denis, souhaitons offrir notre propre témoignage sur les nombreux atouts et les réussites de notre Département, mais aussi évoquer ses perspectives futures. Car nous sommes convaincus que la Seine-Saint-Denis, Département jeune, solidaire et innovant, aura un rôle majeur à jouer d’une part dans le Grand Paris en construction, et d’autre part dans l’avenir de la France. Fiers de notre territoire, nous souhaitons offrir une image du Département différente de celle, caricaturale, qui est trop souvent véhiculée à travers les médias.

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Le Département a donc lancé la démarche participative IN SEINE-SAINT-DENIS.

Plusieurs ambassadeurs prêts à livrer leur expérience personnelle et authentique, leurs actions communes, sur le territoire qui les a vu s’épanouir ont ainsi été sollicités pour prendre part à cet événement. Ces représentants ont été sélectionnés pour leurs talents et leur créativité. Leurs parcours, leurs origines et leurs savoir-faire sont diversifiés, à l’image du Département qui les a accueilli. La richesse et la vitalité de ces nombreux acteurs du monde de la culture, de entrepreneuriat, de l’éducation, de la société civile, trouvent désormais un écho à travers la marque IN SEINE-SAINT-DENIS, qui reflète enfin l’identité réelle du Département. Leurs valeurs, celles de solidarité, d’égalité, d’énergie, de développement durable, s’incarnent quant à elles dans une charte commune.

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Cette aventure est celle de tout un Département, c’est pourquoi chaque entrepreneur, acteur, éducateur, artiste, sportif, chercheur ou encore artisan qui se retrouve dans ces valeurs et qui désire faire connaître le potentiel de notre territoire et en améliorer l’image y est le bienvenu. Si vous êtes tout comme moi fier de la Seine-Saint-Denis et que vous adhérez aux valeurs portées par IN SEINE-SAINT-DENIS, vous pouvez vous aussi devenir Ambassadeur du territoire.

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L’invité du 19/20 de France 3

Dans le 19/20 de France 3, j’évoque le déroulé et les retombées de l’Euro 2016 pour le Département de la Seine-Saint-Denis.

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Protocole d’accord sur le Pass Navigo : la triple peine pour la Seine-Saint-Denis et les quartiers populaires

Hier, le Premier ministre annonçait la conclusion d’un protocole d’accord avec la Région sur le financement du Pass Navigo. Je m’étonne que pour conclure cet « accord », ni le Premier Ministre, ni la Présidente de Région n’aient pris la peine de consulter les Départements qui sont pourtant membres à part entière (et financeurs !) du STIF. C’est par les réseaux sociaux que j’ai pris connaissance du détail de cet accord. Sans doute craignaient-ils, à juste titre, que nous dénoncions un accord qui se fait dans notre dos et à nos dépends.navigo1

Cet accord est en l’état inacceptable car il représente une triple peine pour la Seine-Saint-Denis.

C’est une peine d’abord pour les habitants qui utilisent chaque jour les transports en commun et pour qui le Pass Navigo unique a représenté une véritable mesure de pouvoir d’achat. La hausse de 3 euros par mois dès 2016 du Pass Navigo pour les usagers va impacter directement les foyers les plus modestes, qui peuvent craindre d’autres augmentations à l’avenir. C’est un reniement majeur d’une promesse de campagne de Madame Valérie Pécresse qui s’était engagée à ne pas l’augmenter.

C’est une peine ensuite pour les entreprises des quartiers populaires. Derrière l’augmentation prévue du versement transport, se cache en effet une grave régression fiscale pour la Seine-Saint-Denis. Actuellement, Paris et les Hauts-de-Seine (Zone 1 du Versement Transport) ont un taux de 2,6%, quand le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis (Zone 2 du VT) ont un taux de 1,7%. Cette différence de taux est un levier pour favoriser le rééquilibrage entre l’ouest et l’est de la région et pour favoriser le développement économique de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. En alignant par le haut la fiscalité des entreprises de la Seine-Saint-Denis, l’accord trouvé entre le gouvernement et la Région tourne le dos à cet objectif de rééquilibrage et prend le risque de freiner le développement économique dans les quartiers populaires. Chacun mesurera désormais les écarts entre les paroles et les actes et constatera que le combat contre les inégalités territoriales n’est apparemment plus une priorité.

C’est une peine enfin pour le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis. En dépit de l’absence de transfert de compétences des départements vers la Région, une partie de la CVAE serait transférée à la collectivité régionale. Alors que le Département de la Seine-Saint-Denis compte le plus grand nombre d’allocataires du RSA en France métropolitaine, et qu’il doit faire face à la baisse de ses dotations, il est privé encore une fois d’une des rares ressources dynamiques pourtant nécessaires à sa mission de solidarité territoriale. Je demande donc au Premier ministre de trouver des solutions, aussi facilement qu’il vient de le faire en faveur de la Région, pour prendre enfin à la charge de l’État les dépenses de solidarité qui n’ont été que trop longtemps supportées à sa place par les habitants de la Seine-Saint-Denis, et de procéder avec la même autorité qui le caractérise au financement national et intégral du RSA.

Je demande au gouvernement et à la Région de revoir leur copie. J’attends également que des réponses précises et positives soient enfin données par la Région sur des projets d’investissements majeurs et cruciaux pour la Seine-Saint-Denis, par exemple le prolongement du T1 à l’est, afin de ne pas donner l’impression que les quartiers populaires sont depuis quelques mois les grands oubliés de la nouvelle majorité régionale.

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