thumbnail_df604a41-7b42-4a0e-8f53-e23d7242f79b

Partagez cet article sur les réseaux sociaux

Européennes : mon discours au meeting du Pré-Saint-Gervais

Publié le mardi 21 mai 2024

Chers amis,
Cher Olivier,

C’est une grande joie de vous accueillir ici en Seine-Saint-Denis, d’accueillir Dieynaba, Anaïta, Nora, Daniel – le local de l’étape ! – qui mènent, avec la liste conduite par Raphaël Glucksmann, une belle campagne, une campagne enthousiasmante, positive, joyeuse. Je veux qu’on les applaudisse ici ce soir !

Oui, elle est enthousiasmante cette campagne car elle fait souffler un vent d’espérance non seulement à gauche mais aussi dans le pays !

Elle montre que oui, nous pouvons sortir de ce tête-à-tête mortifère, suffocant, étouffant entre la Macronie et l’extrême-droite ! Oui, entre le libéralisme décomplexé qui crée le chaos et l’extrême-droite qui se nourrit de ce chaos, il y a un autre chemin possible, pour les idées de justice sociale, de justice climatique, pour améliorer le quotidien des gens.

Et ce souffle d’espérance, il a une résonance particulière, ici en Seine-Saint-Denis, terre de gauche, de luttes, de combat pour la justice !

En Seine-Saint-Denis, territoire populaire, nous savons combien ces élections européennes sont importantes. Nous savons combien les décisions qui sont prises au niveau européen ont des répercussions ici, sur la vie des habitantes et des habitants.

En Seine-Saint-Denis, nous savons ce que donnent les politiques d’austérité budgétaire décidées par une Union européenne dominée par la droite et son idéologie néolibérale. A la fin, ce sont toujours les services publics qui trinquent. C’est l’école, c’est l’hôpital public, c’est la justice qu’on affaiblit un peu plus, alors qu’ils sont déjà au bord de la rupture. La récente mobilisation de la communauté éducative en Seine-Saint-Denis pour réclamer ici simplement l’égalité en est une illustration.

En Seine-Saint-Denis, les travailleurs de l’équipementier MA France d’Aulnay-sous-Bois, dernière usine automobile de notre département, attendent de l’Europe qu’elles les protège des délocalisations violentes.

En Seine-Saint-Denis, les travailleurs des plateformes Uber savent qu’il vaut mieux avoir à la tête de la commission européenne un socialiste comme Nicolas Schmitt, qui s’est battu pour leur donner un statut, des droits sociaux, plutôt que des libéraux toujours plus sensibles aux arguments des lobbyistes et des multinationales.

En Seine-Saint-Denis, où de nombreux logements sont des passoires thermiques, nous savons combien il nécessaire de plafonner les prix de l’énergie au niveau européen, pour aider toutes ces familles asphyxiées par des factures qui explosent. Et nous savons aussi, à travers cet exemple, que la bifurcation écologique est aussi une question de justice sociale, et que nous avons besoin pour la réaliser d’un grand plan d’investissement européen.

Cet argent, nous n’irons pas le chercher en faisant les poches des retraités, des chômeurs,  des catégories populaires, des classes moyennes. Ça, c’est la recette du gouvernement, de ces soi-disant « Mozart de la finance », qui sont en réalité des Diafoirus ! Vous savez, Diafoirus, c’est ce médecin pédant et incompétent dans Le malade imaginaire de Molière, qui administre à ses patients des saignées aussi inutiles que dangereuses. Et c’est bien une nouvelle saignée budgétaire que nous promet le gouvernement pour après les élections, alors, profitons de ce scrutin pour leur envoyer un avertissement !

Nous, nous proposons une autre méthode : aller chercher l’argent là où il est, en taxant les superprofits, en mettant enfin à contribution cette minorité d’ultra-riches ultra-protégée par le gouvernement !

Enfin en Seine-Saint-Denis, où nous regardons avec inquiétude les désordres du monde, où nous voyons avec effroi se dérouler sous nos yeux un carnage atroce à Gaza, nous savons aussi que nous avons besoin de députés européens courageux, qui dénoncent ce massacre perpétré par le gouvernement d’extrême-droite de Netanyahu et qui demandent en même temps la libération des otages, qui agissent aux côtés du premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez pour faire reconnaître sans attendre l’Etat de Palestine, qui défendront avec force le droit international et la justice, mais aussi une Europe puissante pour bâtir la paix partout, de l’Ukraine à Gaza en passant par l’Arménie.

Voilà le chemin proposé par cette liste mais qui doit aussi réunir toute la gauche après ces élections européennes. Je veux ici saluer l’effort qui est fait par nos candidates et candidats d’élever le niveau de cette campagne à gauche, de ne pas sombrer dans la petite polémique, dans les affrontements stériles, les mensonges et autres fake news. Nous devons être les artisans de l’unité et la liste qui prône le rassemblement, c’est aussi ce que les gens de gauche nous demandent. Et nous sortirons grandis – et plus fort électoralement – de ne pas être tombés dans le piège de la division.

Gardons à l’esprit que les phrases assassines, définitives nous éloignent de ce qui doit mobiliser toutes nos énergies : rassembler, rassembler, rassembler demain la gauche pour offrir une véritable alternative au scénario du pire qui chaque jour se renforce : l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir. Et en Seine-Saint-Denis, qui est la cible régulière des attaques de l’extrême-droite, nous savons ce que cette arrivée au pouvoir signifierait pour les habitantes et les habitants de notre département…

Alors, c’est sur cette note d’urgence et d’appel à l’unité, au rassemblement –mais après tout, nous sommes ici au Pré-Saint-Gervais sous les auspices de Jaurès, qui fit de l’union son combat ! – que je souhaite terminer.

Et le prochain rendez-vous sur ce chemin de l’unité et du rassemblement, c’est le 9 juin ! Un seul jour, un seul tour, un seul vote pour réveiller l’Europe, porter l’espoir à Gauche et combattre l’extrême-droite avec la liste de Raphaël Glucksmann ! Je compte sur vous pour vous mobiliser et pour mobiliser autour de vous !