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Contribution aux États généraux du Parti socialiste : « Métropole du Grand Paris : pour l’égalité des territoires »

Publié le mardi 4 novembre 2014

Depuis des années, un constat s’impose à tous : les inégalités territoriales au sein la région la plus riche du pays ne cessent de se creuser. Inégalités sociales, inégalités de santé, inégalités d’éducation, inégalités environnementales se conjuguent et minent au final le développement de la région-capitale toute entière.

La Gauche et le parti socialiste doivent renouer avec une vision de la décentralisation qui instaure plus de démocratie, de justice sociale et fiscale, de solidarité et d’efficacité institutionnelle. La maîtrise de la dépense publique, nécessaire, ne peut pas être l’alpha et l’oméga de la réforme territoriale.

La Métropole du Grand Paris qui verra le jour au 1er janvier 2016 doit répondre à ces objectifs, par la mise en place d’une collectivité puissante, lisible pour les citoyens et prenant toute sa place dans le concert mondial des grandes métropoles.

L’objectif premier que nous devons assigner à la Métropole du Grand Paris est d’apporter des réponses rapides aux principales préoccupations des habitants. En parallèle d’une régulation du marché par un encadrement des loyers à l’échelle métropolitaine, la métropole doit permettre de dépasser les égoïsmes locaux et d’accélérer la construction de logements sans reproduire les erreurs du passé : mixité, qualité, écologie urbaine et services publics doivent être au cœur des grandes opérations métropolitaines.

L’objectif de solidarité et de lutte contre les inégalités territoriales, constitutif du projet métropolitain, nécessite aussi d’aller plus loin qu’une simple péréquation, avec l’objectif d’une mise en commun des ressources à l’échelle métropolitaine et d’une réforme de la fiscalité. Il faut en finir avec la situation insupportable où les territoires les plus pauvres sont aussi les plus fiscalisés.

L’objectif de simplification doit être au rendez-vous. Nos concitoyens ne comprendraient pas et n’accepteraient pas la création d’une ou deux strates supplémentaires. Le mouvement métropolitain doit s’accompagner d’une véritable réflexion sur l’organisation institutionnelle de notre pays.

Enfin, la métropole du Grand Paris ne peut pas rester un objet d’initié : les citoyens doivent pourvoir élire demain un maire du Grand Paris.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, nous avons plus que jamais besoin d’une métropole du Grand Paris forte, dotée de vrais compétences et de vrais moyens, pour faire ce Grand Paris des projets que les habitants attendent, dépassant des rigidités que les territoires populaires subissent depuis trop longtemps et qui contribuent à enkyster les inégalités territoriales et sociales.

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