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Pour la Seine-Saint-Denis,je demande la santé, pas la charité.

Publié le vendredi 23 mai 2014

Depuis trente ans, le Département pilote des actions de santé publique pour les habitants de la Seine-Saint-Denis en matière de prévention, dépistage de la tuberculose, de vaccinations, de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et contre le cancer. C’est ainsi que plus de 50 000 enfants chaque année bénéficient, dans les écoles et les collèges, d’actions de prévention bucco-dentaire et que des campagnes de vaccination sont réalisées.

Cette politique volontariste a permis de préserver un service public de santé fort dans les quartiers, là où ni l’Etat ni le marché n’avaient la volonté d’aller.

Alors que le taux de prévalence de la tuberculose reste plus élevé en Seine-Saint-Denis que partout ailleurs en France, on nous retire brutalement aujourd’hui une dotation de 1,4 millions d’euros, décisive pour le financement de ces actions de santé.

Dès à présent, le Conseil général n’a donc plus les moyens de mettre en œuvre les actions de dépistage et de veille sanitaire, pourtant si indispensables aux habitants de nos quartiers, singulièrement aux plus démunis.

Je n’accepte pas que l’on mette ainsi en péril la santé publique dans un territoire où tous les indicateurs de santé témoignent d’une situation dégradée, qui n’est qu’une inégalité de plus.

J’ai alerté, dès décembre dernier, la ministre Marisol Touraine sur les graves conséquences qu’auraient ces coupes financières, et je reste sans réponse à ce jour.

Aujourd’hui, si des solutions rapides et pérennes ne sont pas trouvées, je serai contraint de mettre l’Etat devant ses responsabilités en lui rendant des compétences que le Département assure aujourd’hui à sa place et de manière efficace et utile, en matière de santé publique.