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Congrès de l’ADF : bien peu d’annonces concrètes pour les départements

Publié le vendredi 20 octobre 2017

Le 87ème Congrès de l’Assemblée des départements de France, qui s’est achevé ce matin, laisse un goût d’amertume pour tous ceux qui étaient venus chercher des réponses de la part du gouvernement.

Accueil des mineurs non accompagnés (MNA) étrangers, aide au financement du RSA, soutien aux missions de solidarité exercées par les départements : sur tous ces sujets majeurs pour un grand nombre de nos concitoyens, les réponses du Premier Ministre sont restées floues et insuffisantes, quand il ne les a pas purement et simplement éludés.

Derrière l’étranglement financier et institutionnel que nous laisse entrevoir la future réforme territoriale, on reconnaît la tentation de la recentralisation qui affaiblit les services publics de proximité. Une nouvelle fois, le gouvernement ne prend pas la mesure de l’urgence sociale sous ses yeux, alors que le Département de la Seine-Saint-Denis l’interpelle depuis six mois déjà sur ces questions de première importance.

Concernant la problématique du RSA, à laquelle le Premier Ministre ne consacre que trois phrases sur la totalité de son discours, le plan d’action est extrêmement flou et renvoyé aux calendes grecques. Cette attitude n’est pas à la hauteur des difficultés rencontrées sur les territoires alors qu’un département comme la Seine-Saint-Denis doit reverser chaque année une somme toujours plus importante à un nombre croissant d’allocataires.

Sur l’accueil et la prise en charge des MNA, on peut voir dans les annonces d’Édouard Philippe une première étape mais qui reste largement insuffisante. Il y a urgence a accueillir dignement ces enfants et cela ne pourra se faire qu’avec des moyens suffisants et selon un calendrier précis. Ce n’est pas d’un discours de bonnes intentions dont nous avons besoin mais bien de décisions ambitieuses et concrètes.

Reste au Président de la République et à son Premier Ministre de nous prouver que l’exécutif est aussi efficace pour assurer la solidarité nationale que pour faire des cadeaux aux « premiers de cordée ».