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François Fillon et Emmanuel Macron ont tout faux sur l’éducation !

Publié le vendredi 10 mars 2017

Le premier croit pouvoir sauver l’école en supprimant 500 000 fonctionnaires et en créant des établissements privés parallèles au système éducatif. Le second pense sauver l’école en supprimant 120 000 fonctionnaires et en laissant plus d’autonomie aux établissements dans le recrutement des enseignants.

Ces deux positions sont bien révélatrices de la méconnaissance du système éducatif et de la pauvreté des propositions. F. Fillon, comme E. Macron prétendent répondre aux besoins des écoles dans les quartiers populaires, en réalité ils les utilisent comme prétexte à des réformes qui vont les affaiblir.

L’école a connu ces dernières années de grandes difficultés dans les quartiers populaires à cause justement de la baisse des postes dans la communauté éducative : enseignants, surveillants, RASED etc. C’est la droite de Mr Fillon qui a mis l’école à mal, dans les quartiers ruraux ou populaires. Le travail engagé depuis 2012 a été de rattraper les ravages de la droite.

Quant au recrutement direct des enseignants par les établissements scolaires, cela ne règle aucun problème, au contraire c’est la mise à mort des établissements les plus en difficultés qui auront énormément de mal à recruter. E. Macron propose de sacrifier l’éducation d’une partie de nos enfants sur l’autel du libéralisme.

La solution, c’est de dispenser une formation de qualité aux jeunes enseignants, c’est également d’équilibrer les établissements entre jeunes professeurs et expérimentés, c’est de ne pas renoncer à l’égalité Républicaine sur tout le territoire français.

Pour la gauche, l’objectif est de renforcer le système éducatif et de faire réussir tous les enfants et pas seulement quelques uns. C’est depuis toujours le combat de la gauche pour lutter contre les déterminismes sociaux.
Le service public de l’Éducation doit être renforcé, il mérite des investissements supplémentaires et fléchés vers les zones prioritaires comme c’est le cas depuis 2014 en Seine-Saint-Denis. C’est l’action que la ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem a commencée et que Benoit Hamon veut continuer.