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La Seine-Saint-Denis à la pointe de la lutte contre les violences faites aux femmes

Publié le jeudi 24 novembre 2016

La Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes Laurence Rossignol a annoncé son 5ème Plan contre les violences faites aux femmes.

J’ai eu la chance de l’accueillir mardi lors de l’ouverture des 12ème Rencontre « Femmes du Monde en Seine-Saint-Denis », dans le cadre de la semaine de mobilisation autour de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre. Cette journée s’intitulait « le droit d’être protégée ».

C’est cette notion qui guide l’action des acteurs et des actrices de la lutte contre toutes les formes d’inégalité et de violences qui s’exercent à l’encontre des femmes.

A cet effet, la Seine-Saint-Denis est à la pointe de ce combat depuis plus de dix ans. En 2002, le département a crée un Observatoire des violences envers les femmes, structure qui met en réseau aujourd’hui les associations du territoire, les professionnelles de la santé, du social, de la police, de la justice.

La Seine-Saint-Denis a d’ores et déjà mis en œuvre plusieurs dispositifs avant-gardistes qui inspirent les politiques nationales de lutte contre les violences comme en témoigne la généralisation du « téléphone portable grand danger » dans la loi du 4 aout 2014, dispositif crée par le Département de la Seine-Saint-Denis en 2009.

Dans son 5ème Plan contre les violences faites aux femmes, Laurence Rossignol propose la généralisation de plusieurs dispositifs déjà expérimentés en Seine-Saint-Denis : bons taxis, Mesure d’Accompagnement Protégée (MAP) des enfants qui est un accompagnement des enfants par une personne qualifiée, lors des droits de visite du parent auteur de violence, pour éviter les contacts entre parents et éviter de nouvelles violences. Lancé dès 2011 en Seine-Saint-Denis, le département a recruté et formé des accompagnant(e)s pour le mettre en œuvre.

La Ministre propose également la généralisation de la prise en charge des enfants mineurs lors d’un féminicide-homicide ou d’une tentative au sein du couple. C’est un dispositif, créé en 2013 en Seine-Saint-Denis, qui vise à mieux prendre en charge les enfants témoins d’un meurtre ou d’une tentative de meurtre. Ils bénéficient d’une prise en charge et d’un soutien médical et psychologique dans un hôpital spécialisé. Le renouvellement du protocole a d’ailleurs été signé ce jour à Bobigny entre le Conseil départemental, le parquet du Tribunal de Grande Instance de Bobigny, le Centre Hospitalier Robert Ballanger d’Aulnay sous Bois, l’Institut de victimologie de Paris et le Centre Départemental Enfants et Famille.

Ces annonces sont pour nous une fierté et une invitation à poursuivre le travail engagé. Une fois encore, la Seine-Saint-Denis est un territoire précurseur pour prévenir et combattre toutes les formes de violence à l’encontre des femmes.