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Pour des Etats généraux de la gauche en Seine-Saint-Denis.

Publié le lundi 26 mai 2014

Hier, la Seine-Saint-Denis n’a malheureusement pas fait figure d’exception. Ici comme dans 71 départements, les électeurs ont placé en tête des suffrages un parti anti-européen, populiste, réactionnaire et xénophobe.

Ici plus que partout ailleurs, les électeurs ne se sont pas déplacés. Avec près de 70%, la Seine-Saint-Denis détient le triste record de l’abstention.

Pourtant, la Seine-Saint-Denis est un de ces territoires qui reçoit de l’Europe de nombreux soutiens financiers très concrets : c’est le résultat des combats que j’ai menés avec Pervenche Bérès et bien d’autres pour que nous bénéficiions de ces aides européennes. Il est à craindre que le message électoral d’hier n’affaiblisse notre capacité, demain, à nous faire entendre, pour que les habitants de la Seine-Saint-Denis ne soient pas les laissés-pour-compte de l’Europe.

L’autre conclusion du scrutin, c’est la confirmation, après les municipales, d’une droite renforcée dans le département. Je ne crois pas que cette droite, désormais sous l’emprise du Front National, pourra apporter des réponses solides aux attentes des séquano-dionysiens.

C’est à la Gauche qu’il revient de s’y atteler, si elle veut agir pour la Seine-Saint-Denis et construire son avenir sur les valeurs de progrès social, d’égalité et de diversité. Il est donc indispensable de la rassembler sur une politique qui s’adresse de manière claire à son électorat naturel : je pense bien sûr aux classes populaires et aux jeunes. La promesse de changement doit enfin se traduire.

Il ne faut pas non plus céder, sous la pression d’une extrême-droite ripolinée, à la tentation d’un glissement à droite de l’ensemble des formations politiques. Je crois qu’il est temps d’organiser rapidement des Etats généraux de la gauche en Seine-Saint-Denis qui réunissent les partis mais aussi les forces vives de ce département, associatives, citoyennes, syndicales.

Pour réussir ce rassemblement, il faut enfin que les décisions prises par le Président de la République et le Gouvernement le rendent possible : la gauche au pouvoir ne doit pas faire la sourde oreille aux messages que les urnes viennent de lui envoyer une nouvelle fois. Il faut en revenir à un principe simple : la réforme n’est pas en elle-même un but politique et n’a de sens que si elle permet le progrès social pour le plus grand nombre. Des signes forts et tangibles d’une réorientation doivent désormais être envoyés.