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Le rapprochement des départements : si c’est pour plus d’égalité, je dis « chiche ! »

Publié le mardi 14 janvier 2014

Le Président de la République a déclaré lors de sa conférence de presse que « les départements devront redéfinir leur avenir dans les grandes zones métropolitaines. »

Depuis des mois, au nom de l’égalité des territoires, j’ai défendu le projet de Métropole du Grand Paris : ne brûlons pas les étapes et concentrons-nous d’abord sur la réussite de cette Métropole telle qu’elle vient d’être définie par la loi. C’est le rôle de la mission de préfiguration, dans laquelle j’entends bien prendre toute ma place pour défendre les intérêts des habitants de la Seine-Saint-Denis.

La question du rapprochement des départements de Paris et de la petite Couronne, je l’ai déjà dit, se posera dans un second temps. Je semble être le seul président d’un Conseil général de la petite couronne que ce débat n’effraie pas : peut-être parce que je suis convaincu que la Seine-Saint-Denis et ses habitants peuvent y gagner l’égalité qu’ils exigent depuis des années.

Ce rapprochement ne devra donc répondre qu’à un seul objectif : réduire enfin les inégalités territoriales et sociales qui mineront de l’intérieur la Métropole du Grand Paris comme elles minent aujourd’hui l’Ile-de-France. Mais faire croire qu’il suffirait de supprimer les départements pour régler, par exemple, les problèmes des 85000 allocataires du RSA de Seine-Saint-Denis, ce serait mentir à nos concitoyens. S’il s’agit au contraire de poser la question du partage des richesses et des ressources pour qu’elles soient utilisées là où on en a le plus besoin, je dis : chiche ! Allons plus loin que le premier pas que constitue la nouvelle péréquation entre les départements d’Ile-de-France.

La réforme des collectivités ne doit pas être un débat technocratique et institutionnel, elle doit d’abord répondre aux besoins des habitants en termes de logements, de transports, d’emploi, d’environnement. Ce ne doit pas être moins de services publics, mais plus de justice et d’égalité, et la concentration des moyens dans les territoires qui en ont le plus besoin.

L’égalité réelle entre les territoires, la Seine-Saint-Denis a tout à y gagner : voilà le seul cap qui doit nous guider dans les prochaines années.