Partagez cet article sur les réseaus sociaux

Les emplois d’avenir en Seine-Saint-Denis : une nécessaire mise au point.

Publié le mercredi 29 mai 2013

Je suis très surpris des propos sans nuances tenus par le cabinet du ministre Michel Sapin pour expliquer la lente montée en charge des emplois d’avenir en Seine-Saint-Denis par des « collectivités qui ne font pas d’efforts ».

En effet, j’ai décidé de lancer depuis le mois de mars le recrutement de 50 emplois d’avenir dans les services du Conseil général, dont 30 d’ici la fin de l’année. J’ai d’ailleurs eu le plaisir de signer ces premiers contrats en présence du Premier Ministre et de Michel Sapin lui-même.

Par ailleurs, le Conseil général s’est engagé à prendre en charge 100 emplois d’avenir dans le cadre d’un appel à projet ouvert aux associations, qui sera lancé le 3 juin en présence de Mme Fourneyron.

Vu de la rue de Grenelle, c’est peut-être quantité négligeable, mais pour une collectivité étranglée financièrement, ce n’est pas rien.

Au lieu de se demander pourquoi le dispositif peine à monter en puissance dans notre territoire et de chercher à y remédier, il serait trop facile de rendre les collectivités responsables de toutes les difficultés.

Peut-être faut-il aussi s’interroger sur la manière dont le dispositif a été conçu et sur la manière d’en corriger un certain nombre de défauts évidents.

Enfin, il convient de rappeler que face à une crise qui touche particulièrement violemment les habitants de Seine-Saint-Denis, le Conseil général assume en grande partie à la place de l’Etat la solidarité nationale, notamment en payant les allocations de solidarité (RSA, APA, PCH).

L’effort que nous sommes en capacité de produire est à la mesure de l’étranglement financier que nous subissons, mais je tiens à rassurer Michel Sapin : dès que l’Etat, comme il s’y est engagé, aura trouvé la manière de payer à la Seine-Saint-Denis les 170 millions par an qu’il lui doit au titre des allocations de solidarité, c’est bien volontiers que nous prendrons des engagements supplémentaires.

L’emploi doit être la première de nos batailles. Ce combat ne souffre pas la division des énergies et j’ai décidé de mobiliser pleinement le Conseil général, notamment en organisant avec la préfecture de Seine-Saint-Denis en juin un forum de l’emploi public qui présentera plusieurs centaines d’offres d’emploi. Plutôt que de critiquer, je préfère agir.