Biographie

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Lectrice / lecteur de hasard, de passage, curieux.se ou assidu.e,

J’ai souhaité, avec ce blog, créer un lien direct avec les habitantes et les habitants des territoires que j’ai l’honneur de représenter en tant que président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Il me permet de rendre compte de mon activité d’élu local tout en la soumettant au débat public, de faire connaître une action du Département que nous voulons inventive, novatrice et audacieuse, mais également de promouvoir les initiatives locales ainsi que les artisan.e.s de demain.

Ce blog se veut également une tribune d’expression libre. Je vous invite donc vivement à vous en saisir. Ici, vous pouvez non seulement réagir, me transmettre vos idées mais, je l’espère également, échanger entre vous. Prenez la parole, faites preuve d’audace et de créativité ! La Seine-Saint-Denis en a besoin.

Un enfant de La Courneuve et de la Seine-Saint-Denis

Raconter mon histoire, qui commence le 7 avril 1970 à Saint-Denis, c’est nécessairement faire un récit croisé de ma vie personnelle et des évolutions de ma ville de toujours, celle où est installée ma famille depuis plusieurs générations, La Courneuve. De la barre Ravel, aujourd’hui démolie, au quartier des Quatre-Routes, de la crèche départementale Convention au lycée Jacques Brel en passant par le groupe scolaire Poincaré, c’est dans cette ville que s’est inscrit mon parcours. C’est à La Courneuve que j’ai fait mes premiers pas dans la vie professionnelle, en tant qu’animateur en centre de loisirs. C’est à La Courneuve, encore et toujours, que je vis aujourd’hui avec ma famille.

Militant de la première heure

L’égalité des droits ne se négocie pas. C’est pourquoi j’ai été, du lycée jusqu’à aujourd’hui, de tous les combats défendant cette cause, à partir des mouvements lycéens et étudiants contre la loi Devaquet (1986), contre les lois Pasqua (1992–93), contre la réforme du code de la nationalité, contre la mise en place du CIP (le CPE version 1994), ou encore contre la réforme de la Loi Falloux (1994)…

Mon statut d’élu ne m’a pas éloigné de ces préoccupations. En 2005, par souci de construire une Europe forte mais aussi socialement juste, je me suis ainsi prononcé pour le « non » au référendum sur le Traité constitutionnel européen. L’année suivante, c’était le retour à la rue contre le Contrat première embauche (CPE) du gouvernement Villepin, jusqu’à la victoire.
Par ailleurs, je suis ou ai été adhérent de plusieurs associations telles que SOS Racisme, l’UNEF et la Fédération Nationale des Maisons des Potes, et la FCPE.

Mon engagement à gauche

C’est après la défaite socialiste aux élections législatives de mars 1993 que j’ai adhéré au Parti Socialiste. En 1997, j’ai été élu Secrétaire de la section PS de La Courneuve, fonction que j’ai assumée jusqu’au congrès de Reims en novembre 2008. Durant toutes ces années, j’ai coordonné l’édition de plusieurs « livres blancs » et j’ai pris position en faveur de la diversification de l’habitat, de l’insertion professionnelle des allocataires du RMI, du renforcement de la démocratie locale, de l’intercommunalité avec Plaine Commune et d’une politique globale, constante et cohérente en matière de sécurité.

En 2008, j’ai soutenu la candidature de Martine Aubry lors du Congrès de Reims du Parti Socialiste. J’ai réaffirmé mon soutien à Martine Aubry en 2011, lors de la primaire du Parti Socialiste pour l’élection présidentielle de 2012.

En juin 2014, j’ai été nommé secrétaire national adjoint au PS chargé des questions de logement, avant de devenir en juin 2015, Secrétaire National en charge de la Décentralisation et de la Modernisation de l’État, puis Secrétaire National chargé de la Santé et des Politiques de solidarité d’avril 2018 à novembre 2020.

Lors de la primaire socialiste de 2017, j’ai apporté mon soutien et parrainé la candidature du candidat à l’élection présidentielle Benoît Hamon.

J’ai également soutenu la candidature d’Olivier Faure au poste de premier secrétaire du Parti socialiste pour le congrès du parti qui a lieu à Aubervilliers en 2018.

Aujourd’hui membre des instances départementales et Secrétaire National du Parti Socialiste au Pacte Social et aux Solidarités, je crois plus fermement que jamais en l’avenir de la gauche. Si les revers électoraux de ces dernières années, partout en Europe, nous invitent à l’introspection, je reste profondément attaché aux valeurs de la social-démocratie qui n’ont jamais été plus actuelles. Défendre les plus démuni.e.s, recréer du lien grâce aux services publics, ou encore promouvoir la démocratie de proximité, c’est ce que plusieurs collectivités de gauche tentent de faire tous les jours en leur sein, comme ici en Seine-Saint-Denis.

L’union des gauches, à La Courneuve comme au Département

Au conseil municipal…

Je suis conseiller municipal de La Courneuve depuis 1995, et président du Groupe socialiste, écologiste et citoyen au Conseil municipal depuis 2008.

À l’occasion des municipales de 2014, j’ai formé une coalition avec le maire sortant PCF, Gilles Poux, qui conduit alors la liste de rassemblement de la Gauche composée à parité PC/PS. Gilles Poux a été élu maire par la nouvelle majorité municipale. Au sein de cette équipe, réélue aux élections municipales de 2020, je suis fier de présider le groupe socialiste, écologiste et citoyen, composé de 14 élu.e.s.

… puis au Conseil départemental

Je suis conseiller général de La Courneuve depuis 2004. En 2008, j’ai été élu vice–président du Conseil Général en charge de l’Habitat, la Politique de la Ville et la Mixité sociale. Reconduit dans mes fonctions de conseiller général en mars 2011 avec plus de 47% des voix au premier tour, j’ai alors été désigné premier vice-président du Conseil général.

A la suite de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale en juin 2012, Claude Bartolone a décidé de quitter son fauteuil de président du Conseil général, afin de ne pas cumuler son mandat parlementaire et d’exécutif territorial. Je suis ainsi devenu, le 4 septembre 2012, le sixième président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, avant d’être réélu à ce poste le 2 avril 2015.

Dès la campagne pour les élections départementales, j’ai œuvré en faveur d’un grand rassemblement de la gauche. Cela m’apparaissait nécessaire dans un contexte national difficile marqué, pour la gauche, par des défaites électorales successives, et dans un contexte de crise pour des départements aux finances de plus en plus exsangues. Avec une majorité représentant tout l’éventail de la gauche, du Parti Communiste aux Radicaux en passant par les Écologistes, la Gauche citoyenne et les Socialistes, nous œuvrons sans relâche à l’intérêt de notre territoire et à l’amélioration des conditions de vie de ses habitantes et habitants.

En octobre 2020,  avec cette même philosophie, j’ai lancé un appel pour une « Seine-Saint-Denis en commun » en vue d’un rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyennes et des citoyens engagés dans la perspective des élections départementales de 2021.

L’accès au logement : une priorité avec Seine-Saint-Denis habitat

Depuis novembre 2009, on m’a par ailleurs confié la présidence de l’Office Public de l’Habitat de Seine-Saint-Denis. Devenu depuis Seine-Saint-Denis Habitat, cet organisme rattaché au département a pour missions la construction, la gestion, l’attribution de logements et plus généralement l’amélioration des conditions d’habitat. En février 2016, il s’est doté d’un nouveau projet stratégique décliné en plusieurs axes, dont l’amélioration de la qualité de service rendu aux locataires. Au 1er janvier 2018 Seine-Saint-Denis Habitat, gérait avec ses 7 agences de proximité près de 33 000 logements répartis sur 32 communes. L’Office est également engagé dans plusieurs projets de renouvellement urbain d’ampleur.

Des combats pour la Seine-Saint-Denis…

Dès 2016, je me suis engagé auprès de la maire de Paris Anne Hidalgo pour placer la Seine-Saint-Denis au cœur de la candidature française aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Cette candidature victorieuse pour l’organisation des JOP ouvre ainsi au territoire de la Seine-Saint-Denis l’opportunité d’accélérer ses transformations de manière inédite, au service des habitantes et des habitants.

En tant qu’élu local, je me mobilise pour dénoncer les inégalités territoriales que subit mon département, et pour faire reconnaître les défaillances de l’État en Seine-Saint-Denis en matière d’éducation, de police, de justice et de santé. Ce combat a conduit en mai 2018 à la sortie du Rapport Parlementaire des députés Cornut-Gentille et Kokouendo sur l’évaluation de l’action de l’État dans l’exercice de ses missions régaliennes en Seine-Saint-Denis. Les conclusions du rapport donnent raison à notre mobilisation et aboutissent en octobre 2019 à une série d’annonces de la part du Premier ministre Édouard Philippe, pour « un État plus fort en Seine-Saint-Denis ».

… et des combats nationaux

Militant pour l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations,  je me suis engagé en faveur de la loi sur le « Mariage Pour Tous » (2013) et du droit de vote des étranger.e.s extracommunautaires aux élections locales.

Depuis avril 2018, en tant que Secrétaire national du Parti socialiste au Pacte social et aux Solidarités, j’ai notamment formulé des propositions pour lutter contre les déserts médicaux et pour la défense de l’hôpital public. Je me suis par ailleurs opposé à la réforme des retraites d’Emmanuel Macron et j’ai participé aux mobilisations en faveur d’une autre réforme plus juste d’amélioration du système existant.

Face aux précarités croissantes et à l’urgence des inégalités sociales, je milite depuis 2018 pour l’instauration d’un revenu de base accessible aux jeunes de moins de 25 ans.En partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès,et 18 autres départements, je suis favorable à une expérimentation locale au sein des départements dont celui de la Seine-Saint-Denis, département le plus jeune et le plus pauvre de France métropolitaine.

Je milite également pour la renationalisation du financement du RSA (Revenu de solidarité active), délégué aux départements depuis 2004, et dont l’État s’est progressivement désengagé. A ce titre, j’ai interpelé le gouvernement à plusieurs reprises sur l’étranglement financier que représente cette charge pour les Départements, alors qu’il s’agit pourtant d’une allocation de solidarité nationale. Ainsi, le reste à charge pour notre Département est de 40 % du coût total du RSA en 2020, avec la menace que représente l’explosion du nombre de bénéficiaires en Seine-Saint-Denis suite à la crise de la Covid-19.

Stéphane TROUSSEL
Président du Département de la Seine-Saint-Denis
Conseiller départemental de La Courneuve/Dugny/Le Bourget

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