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L’action politique, les investissements publics changent la vie. Je refuse le discours de fatalité et de désespoir

Publié le jeudi 20 octobre 2016

A la lecture de l’article de Libération [http://bit.ly/2erg5Ky] du mardi 18 octobre sur le lancement des travaux du T4, on ne peut que constater le tableau déformant qui est dressé de ce projet, de la ville de Clichy-sous-Bois, et de la Seine-Saint-Denis. Comme réduire un projet qui va changer la vie des habitants de cette ville dans leur accès à l’emploi, aux loisirs, aux services publics, à une gabegie ? Comment passer sous silence 10 ans de transformations visant à faire revenir la République sur ce territoire ?

Certes, il ne va pas être mis miraculeusement fin aux difficultés quotidiennes des habitants, et le sentiment de relégation sociale et économique ne va pas disparaître d’un coup de baguette magique, le regard des médias non plus d’ailleurs. Mais on ne peut pas oblitérer le travail de renouvèlement urbain, et justement dans le quartier dépeint piteusement du Chaîne Pointu où vient d’être lancée une ambitieuse ORCOD IN pour lutter contre le phénomène des copropriétés dégradées, mais aussi en matière d’éducation et de sport grâce à l’ouverture par le Département en 2014 d’un nouveau collège Louise Michel et de la piscine attenante, ou encore du retour de Pôle emploi dans la ville et de la construction d’un nouveau commissariat. Ces changements sont issus de l’action politique et de 10 années d’engagements de Claude Dilain puis d’Olivier Klein, du Département, de l’État et des acteurs locaux pour changer la vie dans ces quartiers.

Des transports, des immeubles rénovés, des collèges neufs, des services publics de proximité changent le quotidien des habitants. Changer la vie, c’est là, la fierté d’un engagement politique.

Il faut arrêter de tendre aux habitants un miroir déformé de leur ville et de leurs vies, et ainsi enfermer nos territoires dans une fatalité. La vérité est que nous y construisons étape par étape l’avenir, et qu’un grand nombre d’habitants sont pleinement acteur de ce changement de par leurs projets individuels et collectifs. Moi, c’est ce visage de la Seine-Saint-Denis que je souhaite montrer, et après l’arrivée du T4, désigner les étapes suivantes et les projets d’avenir (les futurs gares du Grand Paris, la candidature de Paris 2024, la transition écologique des quartiers populaires) qui continueront de le faire avancer sur la voie de l’égalité.

Je suis le premier à demander plus pour la Seine-Saint-Denis. Pour rétablir l’égalité républicaine, il reste du travail. Mais je suis aussi le premier à croire en notre avenir, l’avenir de la Seine-Saint-Denis, département jeune, populaire, métissé et donc dynamique, inventif et ouvert. Il est temps que chacun réalise que notre avenir est l’avenir de la France entière, nous avons besoin d’une ambition, d’un projet commun. C’est cela faire société.